« 𝐽𝑒 𝑠𝑜𝑢ℎ𝑎𝑖𝑡𝑒𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑟 𝑝𝑎𝑟 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑓𝑖𝑑𝑒𝑛𝑐𝑒. 𝐴𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑐𝑒𝑡 é𝑡é, 𝑗’𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑓𝑜𝑖𝑠 𝑙𝑒 𝑠𝑒𝑛𝑡𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑖𝑙𝑖è𝑟𝑒 𝑡é𝑙é𝑐𝑜𝑚𝑠 𝑛’𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠. 𝐸𝑡 𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑖𝑙 𝑦𝑎 𝑒𝑢 𝑙𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑐𝑒𝑛𝑑𝑖𝑒𝑠, 𝑒𝑡 𝑗’𝑎𝑖 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔é 𝑑’𝑎𝑣𝑖𝑠. 𝐽𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑠 𝑚𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑓𝑖𝑙𝑖è𝑟𝑒 𝑡é𝑙é𝑐𝑜𝑚𝑠 𝑒𝑥𝑖𝑠𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑞𝑢’𝑒𝑛 𝑠𝑖𝑡𝑢𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑟𝑖𝑠𝑒, 𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑠𝑎𝑖𝑡 𝑟𝑒𝑚𝑎𝑟𝑞𝑢𝑎𝑏𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑏𝑖𝑒𝑛 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑒𝑛𝑠𝑒𝑚𝑏𝑙𝑒 ».
C’est par ces mots que Yann BRETON, directeur de Gironde Numérique, a commencé son intervention à l’Université de la Transition Numérique des Territoires, qui s’est tenue hier à Pau, à l’occasion d’une table ronde consacrée à la résilience des réseaux.
L’incendie dramatique cet été en Gironde a, à ce sujet, été source de bien des enseignements.
Au sein de la cellule de crise mise en place par la Préfecture, Gironde Numérique a été, pour la première fois, le représentant de tous les opérateurs (Orange, Bouygues, Free, SFR, etc) en raison de sa neutralité et de ses missions de service public. C’est important car à partir de ce moment là, le syndicat mixte est devenu un agent de liaison. Non pas pour se substituer aux opérateurs, mais pour expliquer, faire le lien, identifier les bons interlocuteurs, faire circuler l’information et surtout, créer de la confiance. Et faire front ensemble, c’est déjà être résilient.
Cet épisode a également montré que la fibre était très résistante. Des PBO ont brûlé à l'extérieur et ont continué à fonctionner. Certaines fibres optiques à nu ont continué à transmettre. Bien sûr, il faut remplacer les câbles détruits et reconstruire les poteaux. Mais globalement, la fibre a particulièrement bien résisté à l’incendie. Cela donne du sens à un choix qui avait été fait en Gironde dès 2018 : enfouir 100 % de la collecte et 100 % du transport.
Mais ce n’est pas suffisant.
Le Président de Gironde Numérique, Nicolas TARBES (Élu de Gironde), n'était pas présent lors de ces échanges mais a souhaité faire passer un message essentiel : « 𝑄𝑢𝑖 𝑓𝑖𝑛𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 ? 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 é𝑡é 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟 𝐷é𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 à 𝑐𝑜𝑛𝑐𝑒𝑝𝑡𝑢𝑎𝑙𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛 œ𝑢𝑣𝑟𝑒 𝑢𝑛 𝑆𝑐ℎé𝑚𝑎 𝐿𝑜𝑐𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑅é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒. 𝑀𝑎𝑖𝑠 𝑐𝑒𝑙𝑎 𝑛𝑒 𝑣𝑎 𝑝𝑎𝑠 𝑎𝑠𝑠𝑒𝑧 𝑣𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑝𝑒𝑛𝑑𝑎𝑛𝑡 𝑐𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑟𝑖𝑠𝑒𝑠 𝑐𝑙𝑖𝑚𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑠𝑒 𝑚𝑢𝑙𝑡𝑖𝑝𝑙𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑠’𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑓𝑖𝑒𝑛𝑡. 𝐿𝑒 𝑐𝑜û𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑎 𝑢𝑛 𝑝𝑟𝑖𝑥 𝑒𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑝𝑟é𝑝𝑎𝑟𝑒𝑟 𝑒𝑡 𝑝𝑟é𝑠𝑒𝑟𝑣𝑒𝑟 𝑛𝑜𝑠 𝑡𝑒𝑟𝑟𝑖𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒𝑠, 𝑐𝑒 𝑐𝑜û𝑡 𝑑𝑜𝑖𝑡 ê𝑡𝑟𝑒 𝑖𝑛𝑡é𝑔𝑟é 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑜𝑑è𝑙𝑒𝑠 é𝑐𝑜𝑛𝑜𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑠𝑒𝑎𝑢𝑥. »